Mon Histoire :

 

 

Comment cela m'est arrivÉe

 

    Aujourd'hui le 7 mai 2006 je commence à écrire un événement qui a changé le cours de ma vie. Bizarrement c'est le jour de la première communion de mon petit, Pierre 10 ans qu'il aura le 13 mai. Est-ce un signe ?

 

 

L'événement :

 

    J'ai eu le 11 juillet 2003 un accident ; une voiture qui n'a pas respecté une signalisation m'a coupé la route. J'étais en moto, une moto neuve, encore en rodage que je respectais, donc pas de vitesse exagérée. Toujours est-il que j'ai effectué un bond de 12m, par chance il n'y avait aucun obstacle (arbres, barrières...) ma moto s'est retrouvée dans le fossé et moi j'ai perdu connaissance de suite (je n'en avais déjà pas beaucoup.... ) ; ne m'en voulez pas trop si je fais de l'autodérision que j'appellerais plutôt de la dédramatisation. Bref, le seul souvenir que j'ai gardé de cet épisode est bien étrange ; j'étais allongé sur l'herbe, un homme accroupi à ma droite me parlait, je lui ai annoncé qu'il me fallait aller voir les éventuelles autres victimes, malgré son désaccord je suis allé constater les conséquences de l'accident. Une voiture située en travers de la chaussée avait la portière conducteur ouverte, une jeune femme d'environ trente ans était assise, ses jambes à l'extérieur de la voiture et pleurait. Ne voyant personne d'autres et sentant qu'il n'y avait aucune gravité je suis retourné à ma place. Cela peut sembler être un rêve puisqu'il m'était impossible de me lever et que de plus j'étais inconscient. Comment expliquer alors un mois après mon coma artificiel que j'avais souvenir de cet évènement alors que j'ignorais ce qui s'était passé? Une orthophoniste m'a appris qu'il était normal lors d'une mise en coma artificiel de n'avoir aucun souvenir, cela efface la mémoire non pas après la perfusion mais avant.

 

    D'après ce que l'on m'a raconté plus d'un mois après, je revenais de Beaugency ou j'avais été ouvrir des "livrets A" pour mes petits à la caisse d'épargne. C'était une belle journée ensoleillée, je me souviens avoir hésité à prendre ma voiture. Je pensais qu'au retour de la banque j'aurais des documents et que je risquais de les abîmer en les mettant dans mon blouson. Mais la passion de la moto l'a emporté sur le soin (si je puis dire sans jeu de mots). Jusqu'à cet instant mes souvenirs sont nets. Après une côte empêchant le dépassement une longue ligne droite en forme de cuvette s'offre à vous. A priori deux voitures se trouvaient devant moi, j'ai doublé la première et lorsque j'ai voulu effectuer la même chose avec la seconde celle-ci m'a coupé la route afin de tourner à gauche. L'erreur vient du non-respect de la signalisation. En effet pour tourner à gauche les véhicules doivent obligatoirement prendre une voie tracée à droite de la chaussée. Une fois cette opération réalisée on peut, s'il n'y a pas de véhicules, traverser la chaussée. Cela s'appelle un tourne à gauche. Cette dame connaissait ce panneau mais n'ayant vu personne dans son rétroviseur extérieur et n'ayant pas entendu le bruit de ma moto elle s'est engagée. Elle a reconnu faire cette infraction régulièrement. Je reviens sur le bruit de la moto, il est vrai que certaines sont particulièrement audibles ; suivant les caractéristiques et les modifications du pot d'échappement, malheureusement dans mon cas ma moto était trop silencieuse... Ceci étant dit, d'après le témoignage du propriétaire du véhicule qui la précédait elle avait bien mis son clignotant tout comme moi d'ailleurs. La conséquence de cette faute  je dis faute car c'est sciemment qu'elle n'a pas respecté la signalisation, elle connaissait le panneau et savait probablement que la zone était accidentogène. Dans le cas contraire je lui aurais accordé le mot erreur. Cette faute donc à fait que j'ai percuté la voiture au niveau de la portière de la conductrice ; à priori cette forme d'ABS est très efficace.